31.12.11

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28.12.11

Une belle histoire… de dyspraxie

Cette année, de différentes manières, ma fille m’a fait savoir qu’elle souhaitait prendre un peu le contrôle de sa vie.

Nous sommes en effet arrivées, elle et moi, à la fin d’un cycle qui aura duré quatre ans : visites dans différents centres, cliniques et avec une multitude de spécialistes. En quatre ans, quatre diagnostics, des dizaines de pages de rapports et d’évaluations, des jeux pour ré-éduquer, apprendre, valider et confirmer des hypothèses. Et sans compter l’argent déboursé au privé pour arriver à avoir rapidement un service, sans doute l’équivalent de quelques voyages qui n’auront pas eu lieu…

Cet été, j’ai commencé à parler à Sophie de tout ça.

On évoquait les souvenirs de France l’orthophoniste, les jeux de la ferme qui servaient à apprendre à poser des questions.

On se rappelait de la peur des objets qui faisaient du bruit lors des rencontres avec Emmanuelle.

On a chanté encore la chanson de l’attention, montrée par Suzie et Tania.

Et encore, et encore.

Tout ça, dans l’univers de ma fille, c’est la normalité.

On a commencé à discuter de ce qui était différent à l’école. Du fait que Sophie fait parfois des travaux avec l’éducatrice spécialisée. Que des personnes veillaient à ce qu’elle ait un environnement adapté. Une réalité bien différente de ses amies de classe.

À sept ans, la dysphasie et la dyspraxie, c’est plutôt abstrait et difficile à comprendre. Mais avec Sophie, je commence de plus en plus à nommer les difficultés.

Graduellement, je travaille avec elle de manière différente.  Lors des périodes de devoirs et leçons, on discute beaucoup de stratégie. Quoi faire ? Quel geste poser ? Comment travailler efficacement ? 

Je sais qu’en lui montrant “comment faire” (les stratégies), elle sera outillée pour s’en sortir quand elle fera face à des embûches.

Ce soir, pendant la collation, Sophie m’a mentionné qu’en première année, elle n’avait eu qu’une étoile de la dictée et que cette année, elle était déjà rendue à six. Je lui ai répondu que c’est parce qu’elle faisait beaucoup d’efforts et qu’elle relisait et ré-écrivait ses mots souvent qu’elle vivait une réussite (l’enseignante en moi est très fière de transposer ses notions d’enseignement explicite sur ses propres enfants !!!)

Je réalise aujourd’hui que ma fille de sept ans sait qu’elle a des difficultés et qu’elle a le bon réflexe d’aller chercher de l’aide au besoin.

Je réalise aujourd’hui que nous passons à autre étape, le transfert graduel des responsabilités des parents vers la prise en charge par Sophie elle-même.

Je réalise que j’ai souvent mis (trop ?) l’emphase sur les handicaps alors que pour ma fille, c’est simplement le cours normal de sa vie…
Je nous souhaite une belle année 2012.

22.12.11

Joyeuses Fêtes!!

Toute l'équipe de Dyspraxie et cie (Loreli, Isabelle, Josée et Julie) vous souhaitent un très Joyeux temps des Fêtes !!

Que cette période vous soit douce. Que vous puissiez voir briller la magie dans les yeux de vos enfants.
Que pendant quelques instants, vous puissiez -presque- oublier toute cette ritournelle de rendez-vous/évaluations/suivis scolaires/devoirs épuisants/quotidien parfois épuisant pour vous concentrer sur de beaux moments en famille.
Choisissez vos batailles, si vous décidez de prendre une résolution pour 2012.
Vous êtes, d'abord et avant tout, un parent.
Pas un thérapeute.
Un parent qui a parfois (ou souvent!) besoin d'aide. Un parent dys-fférent.

Santé, bonheur, amour, réconciliations, magie, repos, zénitude et succès (petits et grands) nous vous souhaitons pour la prochaine année!

Joyeux Noël et bonne année à vous tous!!

Dyspraxie et cie

19.12.11

Le temps des fêtes, une période parfois difficile...

Je me permet de publier à nouveau ce billet de l'an dernier, car il est encore de circonstance.



Pour la plupart des gens, le temps des fêtes est synonyme de vacances! Les fêtes d’amis ou de famille sont à l’honneur. Plusieurs partent avec leurs petites valises, car deux heures de route après un party, c’est poche! La bouffe traditionnelle ou les essais culinaires de « Matante Monique » sont à l’honneur! Le volume de la musique monte. On rit et on parle fort, bref, on s’amuse! Une pause du Métro-Boulot-Dodo pour deux semaines, on vit d’intenses réjouissances!!

Réjouissances vous dites? Parlons-en!! Pour les parents comme moi, le niveau de stress augmente à chaque chocolat mangé sur le calendrier. Nos enfants différents ont besoin d’un encadrement plus strict que les autres. L’inconnu, ça fait peur! Nos petits ont besoin de se retrouver dans l’espace et dans le temps. Comment faire pour que parents et enfants y trouvent leur compte en cette période des fêtes? Voici quelques pistes pour rendre les vacances de Noël agréable.

Routine, routine, routine

On en parle souvent, c’est plate! Mais, c’est LA clé qui nous permet de vivre en harmonie avec notre enfant. Qu’il soit «ordinaire » ou dys, l’encadrement et la sécurité restent un besoin primaire pour tout enfant. Il est donc primordial de garder un peu de cette routine sécurisante pendant les vacances ou les fêtes. La routine du dodo est quant à moi la plus importante, surtout si on couche notre enfant dans un nouvel environnement. La doudou, l’histoire, le bain… bref, la routine habituelle doit suivre dans votre valise elle aussi.

Se préparer en images

Dans tous les cas, il est important de préparer votre enfant au déroulement de la journée ou des événements à venir. Le moins de surprises ou d’imprévus possibles. Un père Noël qui sonne à la porte sans avoir été invité, chez nous ça ne passe pas! Ma fille a besoin de savoir ce qui arrivera, même si c’est un moment qui la rend habituellement heureuse.

Les pictogrammes sont essentiels. Les images de lieux et les photos des gens que nous verrons contribueront à préparer l’enfant à ce qui s’en vient. Il pourra alors se faire une idée des changements à l’horaire et pourra mieux se situer dans le temps. Ça ne sauvera peut-être pas une crise, mais ça aidera votre enfant à se sentir encadré même si tout change autour de lui.

Le retour de la sieste

Chez nous, la routine de la sieste revient avec le temps des fêtes. La meilleure façon de passer de bons moments en famille, c’est quand nos enfants sont reposés. La sieste est de mise avant un souper ou un réveillon. Les enfants sont avisés, les pictos du déroulement de la journée sont indiqués, les enfants peuvent s’y référer dès qu’ils se lèvent. On prend aussi un temps pour expliquer les journées à venir, on fait un aperçu global de la semaine, car l’inconnu, ça fait peur.

On fête chez nous ou ailleurs?

Ça dépend du tempérament de votre enfant. De notre côté, quand ce sont des amis ou de la famille qu’on ne voit pas souvent, le plus possible on reçoit à la maison. Les enfants se sentent plus en sécurité dans leurs affaires. Ils ont leurs jouets, leurs lits. Quand ils sont gênés ou n’ont pas le goût de se mêler, ils peuvent se retrouver au calme dans leurs chambres.

Les bruits

Dans notre situation, ma fille a une hypersensibilité auditive. Les bruits forts ou soudains la rendent très anxieuse. Elle peut même s’en rendre malade. On pense même à lui acheter des écouteurs qui camouflent les sons forts, mais on est encore inconfortable avec le « qu’est-ce que les gens vont penser » Pourtant, avec notre dernière expérience dans un lieu public où une balloune à éclatée, elle aurait sûrement apprécié avoir les oreilles cachées au lieu de se tenir les oreilles le reste de la journée. Si quelqu’un connait une bonne marque, je suis ouverte aux suggestions. Quand on va chez des gens qu’on connait, ils savent déjà, mais dans un lieu public, c’est plutôt problématique!

La nourriture

Ce sujet a été abordé dans un billet précédent et est souvent problématique chez nos enfants avec extras (comme dit Mamanbooh!). Dans le temps des fêtes, on goûte à toutes sortes de choses. Même pour nous, adulte, on découvre de nouvelles saveurs. Il ne faut pas oublier que nos enfants seront sans doute sensibles à ce changement de menu. Si on n’est pas gêné (croyez-moi, avec l’expérience on l’est de moins en moins hihihi), on peut demander à nos hôtes ce qu’il prévoit pour le repas. Si on sait à l’avance que notre enfant nous fera une crise devant un lapin aux pruneaux, pourquoi ne pas emmener le restant de lasagne, tout le monde sera content et ce sera un stress de moins pour notre enfant qui même ailleurs aura la bouffe réconfortante de Maman.

La tolérance envers le comportement de nos enfants

En terminant, il ne faut pas oublier que nous plaçons volontairement notre enfant dans une situation qui le rendra anxieux. Nous devons donc être tolérants vis-à-vis ces réactions. Son excitation, son énervement ou ses crises sont une façon de montrer son anxiété. Bien sûr, il y a des comportements inacceptables, mais ce que je veux dire c’est que s’il est plus énervé, plus volubile ou qu’il pleure facilement, c’est aussi notre faute et on doit assumer. Quand on choisit d’aller dans une soirée ou un événement, on se fait souvent un rappel moi et mon conjoint au niveau de notre seuil de tolérance. On se rappelle que si on choisit d’y aller, on assume notre décision. Si notre enfant a de la difficulté à s’adapter, on prévoit un endroit sécurisant pour s’isoler le temps que dure la crise. Si ça ne fonctionne pas, on avertit nos hôtes et on quitte.

Il n’y a pas un enfant pareil, mais les fêtes sont une période stressante pour chacun d’eux. J’espère que ces petits trucs vous aideront, si vous en avez d’autres, n’hésitez pas à partager avec nous.

Joyeuses fêtes!!

14.12.11

Dyspraxie rime avec ergothérapie!


La première fois que j'ai entendu parler de l'ergothérapie, c'était en lien avec des meubles ergonomiques pour les bureaux. La deuxième fois, c'était au sujet des personnes âgées et de leur mobilité réduite. La troisième fois, c'était pour ma fille.

Camille, la lutine, spectacle de Gymn-Eau, Laval

Le groupe de danse de Camille et Félix, décembre 2011, Laval.

Heu!?! Quoi? De l'ergo!?! Pourquoi? Dans quel but? À vrai dire, je ne comprenais rien et je n'arrivais pas à faire des liens avec ma puce de 19 mois et cette spécialité. Depuis, après des centaines et des centaines d'heures, tant au privé qu'au public, à l'hôpital qu'en centre de réadaptation, je ne peux que confirmer que pour mes enfants (et tous ceux que je croise depuis tant dans ma vie personnelle que professionnelle), ça fait toute une différence!

Félix et son ergothérapeute Nathalie, Bouclier, St-Eustache, décembre 2011

Mes deux enfants étant dyspraxiques, à différents niveaux, de différentes façons, en font tous les deux présentement. Ils y travaillent des aspects de motricité globale, de proprioception, de motricité fine, les défenses sensorielles, etc... En gros, on pourrait résumer que les activités et les exercices proposés aident concrètement les enfants à mieux tenir un crayon (des ciseaux, une brosse à dents, un verre), s'asseoir, être plus autonome (habillage, propreté, etc...) et se déplacer dans l'espace (sans tomber, sans se frapper sur les objets). Ces rencontres ne sont pas faciles, elles demandent beaucoup d'énergie et de concentration des enfants. C'est aussi un r.v. de plus pour les parents à planifier dans la semaine déjà bien remplie. Mais, parole de maman, elles font toutes une différence.


Félix qui travaille fort avec ses mains, Bouclier, St-Eustache 2011

Enfin, ces services sont onéreux (et rarement couvert par nos assurances) et les listes d'attente sont longues. Mais, ça vaut la peine d'être patient et en attendant, on peut s'inscrire à une info-lettre de FDMT, une boutique spécialisée qui offre du matériel éducatif et des outils sensoriels. À chaque mois, vous pourrez y trouver des conseils d'ergo sous forme de chroniques ainsi que des cours, ateliers et congrès qui touchent de proche (ou de loin), la dyspraxie et ses troubles associés.

Des trucs pour mieux tenir le crayon et ainsi se fatiguer moins vite, pas facile...


Naturellement, on peut travailler ces différents aspects au quotidien, jouer au parc, faire du bricolage, courir dans le sable, assembler des colliers, faire des marches d'animaux, des jeux d'associations, de la pâte à modeler, sont toutes des activités qui aident au bon développement d nos enfants, mais s'il ne tient pas en place, qu'il refuse de se brosser les dents ou de se peigner, qu'il ne supporte pas les étiquettes, qu'il renverse toujours son verre de lait, qu'il est brouillon dans ses dessins, qu'il tombe aux trois pas, etc... Il y a lieu de se questionner et de consulter. Notre enfant a probablement besoin d'un petit plus et nous aussi, comme parent.

N'oubliez pas, dyspraxie rime souvent avec ergothérapie!

* Je ne reçois pas de compensation financière pour cet article et ces images/textes m'appartiennent. Ce sont mes idées, mes coups de coeur, mes photos.




7.12.11

Au secours... !!!

En tant que parents, on dit tous, un jour ou l'autre, qu'on aimerait donc que ces petites bêtes-là viennent avec un mode d'emploi.

Malheureusement, même si quelqu'un avait eu la brillante idée d'en faire un, il aurait fallu le modifier tant de fois pour arriver à tout cerner que ça n'a jamais été fait, bien évidemment.

Oh, tant de gens écrivent des livres sur la vie de parents, l'éducation, l'apprentissage de la propreté, l'entrée à l'école, les difficultés d'apprentissage, le mauvais comportement, la discipline sans douleur, les premiers mois avec bébé, alouette!

Mais... la vie de parent, on la vit. Personne, pas même un livre, ne peut nous l'enseigner. Il faut avouer que ces livres sont pratiques. On les lit, on s'en inspire, on les suit à la lettre.

Mais un jour ou l'autre, la plupart des parents diront "mais j'ai TOUT essayé et rien ne fonctionne!" ou "je ne sais pas quoi faire avec ça" ou encore "est-ce que je fais la bonne chose ??"

Ces questions, elles ont des réponses. Quoi de mieux, pour savoir comment faire ou quoi faire avec votre enfant, que quelqu'un de formé?

Le réseau Nanny secours, c'est ça.
Loin de l'idée du Nanny 911 que l'on voit à la télévision américaine (n'attendez pas d'en être là avant d'aller sur leur site!!!), Nanny secours offre tout de même un service semblable.

Une SUPER Nanny qui vous conseillera, ira vous voir pour discuter, observer votre quotidien en famille, vous donnera des trucs adaptés à VOTRE réalité.

Nanny secours, c'est aussi un site Internet pleins de ressources.
Des articles rédigés par des professionnels de l'enfance et de l'adolesnce. Des réponses en ligne à vos questions. Des suggestions de jeux, de livres, de sorties, d'activités.

Une belle ressource pour tous les parents québécois.

Maintenant, quand on appelle "au secours" en plein milieu du 5 à 7 infernal avec bébé qui pleure dans la chaise haute, junior qui fait une crise de bacon parce qu'il aurait préféré le pâté chinois au poulet aux épinards et fillette qui chigne que ses devoirs sont interminaaaaaables pendant que pré-ado trouve injuste votre heure de couvre-feu et qu'ado en puissance se renferme sur ses jeux vidéos et ne daigne même pas monter souper........... on sera entendus!

Au bout du rouleau ou juste en train de tirer un peu trop sur la corde? Un coach familial, ça peut sauver l'équilibre de votre famille!!

www.nannysecours.com


Allez voir!!! Et mettez ça dans vos favoris! :)

30.11.11

Donner et recevoir en cette période des Fêtes

En ce dimanche soir, la maisonnée est calme. Mon sujet de billet, je l’ai en tête depuis un mois.

Dans notre quotidien de maman, on pense en premier aux rendez-vous, aux devoirs et leçons, aux formulaires à remplir ou encore anticiper les moindres faits et gestes que les enfants pourraient poser et être prête à réagir.  Et cela, sans s’en rendre toujours compte.

Ce soir, je mets la machine en mode d’arrêt. 

J’ai envie, aujourd’hui, de dire merci pour tout ce que j’ai reçu. On sait tous qu’il existe des listes d’attente, des décisions bureaucratiques et des rendez-vous qui nous laissent bouleversées.  Mais il existe aussi des personnes dévouées qui font un travail extraordinaire.

Par exemple, une psychoéducatrice qui doit «ramasser les gaffes» d’un autre et qui mène de manière impeccable un dossier et prend le temps de venir s’asseoir, à la maison, pour expliquer la suite des choses.

Par exemple, être témoin de la complicité de trois employées d'un centre de la petite enfance quand arrive une crise d’anxiété inattendue.

Par exemple, une éducatrice spécialisée qui part à la recherche d’un livre pour aider ma belle Sophie pour qu’elle soit capable de gérer son anxiété (c’est de famille, on dirait…).

Par exemple, n’avoir qu’à envoyer un message à un fabuleux réseau d’amies (Josée, Loreli, Julie, vous vous reconnaissez ?) pour enlever un poids des épaules, recevoir un appui moral et une charge non négligeable d’énergie.

Par exemple, une famille en or qui nous accueille tels que nous sommes, adapte les sorties, démontre beaucoup de compréhension et offre du répit, ce qui est vraiment, vous le savez, apprécié.

En même temps, quand on peut se sortir la tête hors de l’eau, sommes-nous capables de donner ?
Par exemple, appuyer financièrement une association, faire du volontariat pour une cause qui nous est chère.

Par exemple, observer les gens autour de nous: y en a-t-il qui profiteraient d’un coup de fil, d’un mot réconfortant ?

Par exemple, partager notre expertise, collaborer en rendant disponible nos trouvailles (en passant, vous avez vu les messages de lutins que j’ai rédigés pour mes enfants ?) et, une fois pour toutes, faire tomber les barrières entre centres et services pour que tous puissent unir leurs forces et avancer plus rapidement.

Et vous, qu’avez vous reçu récemment ? 

23.11.11

Plus jamais seule...


Samedi dernier, j'ai eu la chance de souper avec 7 mamans d'enfants différents ayant une dyspraxie. Nous nous sommes retrouvés dans un resto et nous avons poursuivi notre rencontre au café d'à côté. Un gros 5 heures d'échange, de partage et d'écoute sans censure. Nous parlions tous le même langage.

Ce fut vraiment un moment particulier des plus riches et je me sens privilégiée d'y avoir participé. L'idée venait des membres de Coaching de Groupe parental sur Facebook. Loreli en porte maintenant le chapeau et j'y suis allée avec Isabelle et Josée. Je sens que cette première rencontre ne sera pas la première et je vous invite à nous rejoindre pour une prochaine.

J'ai commencé à écrire et bloguer pcq parce que je me sentais isolée et incomprise dans ma réalité de maman d'enfant différente en ayant déjà en tête "Plus jamais seule". Étourdie et découragée par toutes les démarches, j'avais besoin de partager ma réalité et de créer des contacts avec d'autres personnes qui vivaient une même réalité.

Depuis, j'ai fondé avec mes copines ce site, la page Facebook et notre compte twitter. Nous allons rejoindre de plus en plus de personnes et parfois, on apprend que nous sommes citées en références lors de rencontres en centre de réadaptation ou même à la télévision ou à la radio. Ça ne change pas le monde, ça ne nous permet pas de nous faire des cartes d'affaire (qu'on nous demande souvent pourtant), mais pour nous, c'est comme un baume au coeur.

Ça nous confirme que nous sommes sur le bon chemin, que malgré nos difficultés que nous rencontrons dans nos familles respectives, avec nos enfants et conjoints, nous devons continuer de rallier des parents et intervenants, de faire une certaine éducation sociale en lien avec les handicaps (ceux de nos enfants, mais aussi les autres) et nos réalités. Nous ne sommes pas seules.

Vous n'êtes pas seul(e)! Alors, joignez-vous à nous, suivez-nous, faites circuler l'information avec votre entourage, même ceux qui ne comprennent pas, et qui sait, nous partagerons peut-être un repas ou une soirée ensemble...

Ça vous tente?


16.11.11

Aide aux devoirs, l'utilisez-vous?

Ce soir, je sors un petit peu du contexte "troubles d'apprentissage"  Je crois que mon billet s'adresse à tous les parents qui ont des enfants d'age scolaire.  Vous savez, on trouve de plus en plus de ressources pour l’aide aux devoirs. Vous l'utilisez peut-être déjà.  Pour les autres qui comme moi ne connaissaient pas cette ressource d'aide, voici un billet intéressant.

Certaines écoles offrent de l’aide aux devoirs en collaboration avec les services de garde, il y a aussi des orthopédagogues en privé ainsi que de petites entreprises qui offrent ce genre de services moyennant des frais, mais il y a aussi des ressources gratuites, il faut simplement ouvrir l’œil!

Voici une belle découverte que j’ai faite au début de l’année. Ça s’appelle « Le fouineur ». C’est un service gratuit d’aide aux devoirs. Il est donné à la bibliothèque de la ville. Le fouineur est un concept qui a été créé à Repentigny mais qui est en pleine expansion. Blainville l’a adopté, mais sa forme diffère un peu. Malheureusement, il y a encore peu de bibliothèques qui offrent le service pour l’instant, mais n’hésitez pas à en parler à votre municipalité qui a la possibilité d'avoir la formation et le concept par la ville de Repentigny.

À notre bibliothèque, une pièce est dédiée au fouineur. Dans les heures de service, il y a toujours une enseignante et quelques bénévoles sur place. Les parents peuvent y laisser leur enfant ou encore l’accompagner. Lorsque les jeunes arrivent en 5e, 6e année, les parents ont parfois besoin d’aide pour comprendre ou outiller leur enfant, les termes ont tellement changés! L'aide d'un enseignant peut être vraiment intéressant à ce moment-là.

J’ai décidé d’y emmener mes enfants chaque semaine pour plusieurs raisons. Premièrement, je trouve qu’inculquer la valeur « bibliothèque » dans le quotidien de mes enfants est un cadeau inestimable pour eux. De plus, à chaque 4 visites, l’enfant a droit à une petite surprise. Comme mes enfants sont encore très emballés par les récompenses aussi minimes soit-elle, la motivation n’a pas de prix! En ajoutant le fouineur à notre routine, je crois que les enfants voient la période des devoirs d’un meilleur œil.

Pour les parents qui n'ont pas accès à un service comme celui-ci, voici quelques ressources :

http://www.alloprof.qc.ca/

http://www.sosetudes.ca/

10.11.11

Conférence sur l'anxiété

http://ekip.succes101.com/conference-pour-parents/

Conférence interactive avec Francine Provost – 24 novembre 2011


  • Avez-vous des adolescents ou de jeunes adultes qui font de l’anxiété?
  • Vous sentez-vous parfois dépassé par la situation et même coupable?
  • Avez-vous quelquefois le sentiment d’être un « mauvais parent »?
  • Vous inquiétez-vous de leur futur?

Rassurez-vous, il y a de l’espoir.

Venez vous ressourcer avec Francine Provost, mère de trois jeunes adultes entre 19 et 23 ans; trois enfants qui ont tous fait de l’anxiété dont l’un en lien avec un déficit d’attention avec hyperactivité. Venez entendre différentes perspectives sur ce qu’un parent vit lorsqu’un de ses enfants est en difficulté.

Venez découvrir « Les 5 clés du lâcher-prise pour parents ».

Sans être une experte sur l’anxiété, Francine a beaucoup d’expérience comme parent d’enfants anxieux. Sa profession de formatrice en communication et de facilitatrice d’équipe, l’amène à partager ses connaissances/expériences par le biais d’une conférence. Son objectif est d’utiliser sa riche expérience pour échanger avec vous sur des façons de « se gérer » comme maman ou papa, sur des façons « d’être » avec eux afin de les accompagner dans leur situation et sur les éléments clés à mettre en place. Venez vous ressourcer avec cette femme authentique et terre à terre, cette passionnée de croissance personnelle. Vous en sortirez enrichi et vous aurez des outils concrets qui vous soutiendront au quotidien !
Quoi ? Mes enfants font de l’anxiété ! Stratégies de parent pour parents

Quand ? Jeudi le 24 novembre 2011 de 19 h à 20 h30

Où ? Cabane en bois rond, 331 Cité des Jeunes à Gatineau (secteur Hull)

Combien ? 19,95$ / Amenez un(e) invité(e) pour seulement 14,95$

Renseignements ? fprovost@ekipteam.ca 819-772-4480

Nombre de places limité.

9.11.11

Jeux de société: coups de coeur!

Chez nous, ce qui est très rassembleur, ce sont les jeux de société. Les enfants savent d'ailleurs que c'est mon point faible. Quand ils ont vraiment envie de jouer avec moi et qu'ils craignent que je dise non, ils utilisent un jeu de société pour m'attirer! Ça marche pratiquement à tous coups!!!

Mais avec le temps et les thérapies et l'expérience, les jeux de société sont soigneusement choisis.
Oh bien sûr, on a encore des jeux qui sont juste drôles et amusants.
On en a aussi qu'on utilise à des fins bien précises (mais les enfants n'y voient que du feu et s'amusent tout autant!). On en a d'autres qu'on a modifié avec le temps et qui servent à pleins de trucs.

Voici donc quelques coups de coeur (Noël s'en vient, aussi.. vous pourriez vouloir en ajouter à votre liste!!!)

À la pêche aux lettres (se détaille 29.99$ chez Renaud-Bray)





Ce jeu peut être utilisé très jeune.
Le matériel est très simple. Des poissons aimantés, la lettre est d'un côté, mais il y a un côté uni aussi (on peut donc piger au hasard ou non). Un tapis (la mer) pour y déposer nos poissons. Des cannes à pêche avec le bout aimanté pour pêcher nos poissons-lettres. Des cartes avec des mots courants en quelques langues.

Jeune, on peut l'utiliser pour apprendre à reconnaître les lettres seulement. On pêche, on nomme. Quand on a la bonne réponse, on garde notre prise.
On peut aussi mettre des consignes "on ne pige que des voyelles".
Avec le temps, on peut utiliser les cartes pour épeler les mots qui s'y trouvent. Chacun pige une carte et doit retrouver toutes les lettres formant son mot et les placer dans le bon ordre.
Ensuite, on peut piger une lettre et nommer un mot qui commence par cette lettre. On peut aussi former nos propres mots au hasard, comme si on jouait au Scrabble à l'envers. Les possibilités sont assez variées!!

Dans le même modèle on trouve aussi

La course aux lettres (23.99$ chez Renaud-Bray)



Monopoly Junior (21,99$ chez Renaud-Bray)


Le classique jeu de Monopoly, mais simplifié pour les enfants. L'argent est divisé en 1$-2$-3$-4$ et 5$.
Les terrains se vendent entre 1 et 5$.
On travaille les additions (quand ça coûte 4$, mais qu'on n'a plus de billet de 4$, on fait quoi?)
On travaille les soustractions (on n'a qu'un billet de 5$ et ça n'en coûte que 3$, on remet quoi comme monnaie?)

Le jeu va plus vite que le vrai Monopoly, très agréable à jouer même pour les adultes!!

Mont à mots Alpha (24.99$ chez Archambault)

Ce jeu est parfait pour travailler le langage.
On peut nommer, on peut épeler, on peut même le faire en anglais.
Pour les plus jeunes, on peut commencer par... :

Mont à mots Pictos (24.99$ chez Archambault)

Dans ce cas-ci, on doit placer la carte pigée dans la bonne catégorie. Excellent pour pratiquer le vocabulaire, la classification. On peut tout aussi bien utiliser les cartes pour apprendre l'anglais, épeler les mots. On peut également demander à l'enfant, après qu'il ait placé, par exemple, sa pomme dans la catégorie "fruits", d'en nommer un autre qui irait dans cette catégorie. On peut également utiliser les pictos, les cacher et s'en servir comme jeu de devinette.
Par exemple: sur mon picto, il y a un objet rond, rouge, dans lequel on croque et qui pousse dans les arbres. "Une pomme!" .. Dans quelle catégorie?...


Bata-Waf de Djeco (11.99$ chez Renaud-Bray)

Un petit jeu de cartes très simple, que je traîne partout tout le temps, qui aide à patienter.
Parfait pour apprendre les notions de plus petit ou plus grand. À go, on dépose tous une carte au centre, celui qui a la carte avec le plus grand chien ramasse toutes les cartes.
Les grandeurs sont chiffrées, pratique! :)

(En passant, les jeux de cartes Djeco sont formidables. Ils ont de nombreux jeux de cartes, à vous de choisir selon l'intérêt de votre enfant, mais la liste est longue et ils sont tous très amusants et beaux!!!)

Pour finir, un jeu sans mon appréciation personnelle puisque je ne l'ai pas testé encore, mais qui se retrouvera sous le sapin cette année.

Dobble (19,99$ chez Renaud-Bray)


Voici la description:

Le jeu se compose de cartes rondes pourvues chacune d'une multitude d' objets dessinés. Mais chaque carte n'a absolument qu'un seul objet en commun avec une autre, même si il est de taille différente.....

Il va donc falloir bien observer tous ces dessins pour trouver les associations plus vite que les autres.

Selon la règle choisie, on posera une carte de référence sur la table et il faudra trouver le point commun avec celles que l'on a en main, ou alors il s'agira de comparer sa carte retournée avec celles des autres, ou encore un mix de ces deux principes....La variété ne manque pas dans ce jeu.


Je vous suggère aussi ce livre:

Guide des jeux de société pour apprendre en s'amusant. (22,95$ chez Renaud-Bray)


L'auteure est orthopédagogue, le livre est magnifiquement bien fait.
Elle y parle de ses coups de coeur, des changements qu'on peut faire à des jeux qu'on possède déjà pour les rendre éducatifs. Le livre est bien divisée, les jeux sont classés selon l'âge, selon ce qu'on travaille aussi (mathématiques, lecture, etc.) Un très beau guide pour utiliser différemment ce qu'on possède et pour mieux magasiner nos futurs jeux de société!

Amusez-vous bien!!! :)


2.11.11

La mesure 30810-2

Dans mon avant-dernier billet, j’avais expliqué les rudiments d’un plan d’intervention.

Aujourd’hui, je veux vous parler d’une mesure toute récente, qui concerne les outils technologiques que peuvent utiliser certains élèves ayant un trouble d’apprentissage.

Avant de vous expliquer ce qui se passe «sur le terrain», je vous invite à regarder cette capsule d’information prise sur le site de Learn Québec.

Vous comprenez donc que dorénavant, c’est l’école et la commission scolaire qui a le mandat d’examiner les demandes d’ordinateurs et de logiciels pour les élèves qui ont un handicap.

Il faut aussi préciser que ce n’est pas parce qu’un enfant a un diagnostic (dyspraxie, dysphasie, dyslexie) qu’il aura “automatiquement” un ordinateur et un logiciel d’aide à la lecture et l’écriture.

Si on fait le parallèle avec les lunettes, une personne devant en porter doit se fier à l’examen réalisé par l’optométriste pour déterminer la force de la prescription.  Une légère correction peut suffire, puis ensuite, on peut s’apercevoir que la force doit augmenter.

L’enseignant et les autres spécialistes sur le terrain doivent faire les observations d’usage lorsque l’élève travaille. Peut-il terminer le travail dans le délai prescrit ? A-t-il de la difficulté à effectuer une recherche dans le dictionnaire ? Inverse-t-il les lettres, ce qui rend la correction d’un texte impossible ? Est-ce que l’acte d’écrire est ardu et empêche la réalisation d’un texte structuré, corrigé, dans les temps ? Y a-t-il grande difficulté à faire la lecture sans accompagnement ?

À partir de cela et guidé également par le rapport du spécialiste qui suit l’enfant (psychologue, orthophoniste, ergothérapeute…), on peut prendre la décision d’aller de l’avant et de faire une demande pour la mesure 30810-2.

La semaine dernière sur notre page Facebook (vous pouvez “aimer” et nous suivre en cliquant sur la bannière en haut à droite de notre blogue), nous avons eu une discussion sur les cotes et les portables/logiciels.

Pour terminer ce billet, je réponds donc aux questions qui avaient été posées.

Quels logiciels sont choisis par l’école ? Tout dépend des recommendations des professionnels, puis de la gravité du handicap. Un élève dyslexique peut très bien fonctionner avec le logiciel WordQ, puis un, dont le cas serait plus sévère, pourrait avoir besoin de la suite Médialexie.

Qui fait les démarches ? C’est l’école qui fait les démarches en collaboration avec la commission scolaire. Bien sûr, vous collaborez de la même manière que d’habitude et êtes tenus au courant du processus.

L’ordinateur appartient-il à l’enfant ? À ma commission scolaire, c’est le service informatique qui prépare les ordinateurs selon la configuration requise. L’ordinateur doit être utilisé par l’enfant qui est visé par la mesure.

Il peut se pratiquer à la maison ? J’espère bien que l’enseignante et l’élève auront du temps pour se familiariser avec l’appareil et les logiciels. Pour ce qui est de l’apporter à la maison, j’imagine que cela peut différer d’une école à l’autre. À mon école (niveau secondaire), les portables – au nombre de 11 -- sont entreposés dans une armoire et pris selon les besoins. Si un travail doit être terminé à la maison, mon élève peut bien sûr avoir le droit d’apporter son ordinateur chez lui.

À quel âge procéder à cette mesure ? Tout dépend des observations faites dans le milieu. Ce que je constate, c’est que cela débute généralement à la fin du 2e cycle du primaire (dans la mesure où l’élève est diagnostiqué!!).

A-t-il un seul ordinateur pour toute la durée de ses études ? Bonne nouvelle avec la mesure 30810-2, si l’ordinateur est désuet ou ne peut être adéquatement fonctionnel avec les logiciels requis, il est possible de faire une autre demande pour l’élève.  Avec l’ancienne mesure, cet achat ne pouvait se faire qu’une seule fois dans la vie d’un étudiant.

Si vous voulez connaitre les détails techniques de la mesure, cet article vous intéressera.

30.10.11

Halloween et dyspraxie

C'est pas parce que nous sommes dyspraxiques que nous ne voulons pas faire partie de la fête!

Alors, mercredi dernier, ma fille était invitée par son centre de réadaptation à une fête thématique. Cette thérapie de groupe remplaçait les thérapies de la semaine et permettait aux enfants de faire des jeux de groupe, aux différents intervenants de travailler ensemble et aux parents de socialiser (ce qui n'est pas rien!).

Les enfants devaient chercher dans des contenants les ingrédients de la soupe magique.

Pâtes avec Jello 0range dans lesquelles étaient cachées de petites choses à trouver!

Beurk!

Parfois, juste écrire son nom, c'est très difficile...
Pauvre cocotte.

Ça demande beaucoup d'encouragement et de support!

Une excellent idée, suspendre des araignées dans un tunnel, avec de la gommette bleue.

Passez de bureau en bureau, en devant cogner aux portes et faire des épreuves d'équilibre.

Notez, ces activités ne sont pas offertes dans tous les centre de réadaptation, ma fille en avait, mon fils n'en avait pas. Nous avons beaucoup aimé l'expérience et levons notre chapeau (de sorcière!) à tout le personne du Bouclier de Blainville et gardons les bonnes idées pour les refaire à la maison! Les nouilles dans le Jello, c'était vraiment dégueux...

Joyeuse halloween!

28.10.11

Cotes scolaires



Si vous êtes curieux, voici la signification des codes attribués par le MELS (Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport) aux élèves handicapés en milieu scolaire.


26.10.11

Le coin du calme et de la bonne humeur!


Depuis la fin de l'été dernier, mon fils est suivi par une éducatrice spécialisée et une ergothérapeute du centre de réadaptation et avec elles, nous sommes en train de mettre en place des outils pour aider mon fils qui a un gros trouble de modulation et de régulation sensorielle.

Hypersensible et hyposensible à la fois, il lui arrive parfois de faire des énormes crises de colère où sa violence physique et verbale me laissent souvent sans voix. Nous travaillons donc sur ses défenses sensorielles et commencerons même prochainement, avec le soutien de l'école et du Bouclier, une diète sensorielle.

Ces thèmes sont un peu abstraits et moi-même, pour mettre des liens internet sur cette article, j'ai cherché pendant 30 minutes sur Google sans trouver des explications simples. Alors, voici en gros ce qui arrive avec mon fils (vous allez peut-être vous reconnaître).

Tout au long de la journée, il est agressé par les sons, les lumières, les odeurs et les textures qu'il a la chance de sentir et détecter bien avant tout le monde. Cela le fatigue, le rend irritable et parfois, son volcan éclate. Particulièrement avec maman, à la maison ou lors des déplacements, lorsqu'il se sent en sécurité.

Comme l'énergie déployée pour s'exprimer, tenir un crayon, enfiler des perles ou toutes les autres activités de motricité fine est aussi quintuplée pour compenser ses faiblesses (il est travaillant et orgueilleux, alors il va tout faire pour finir un dessin comme ses autres camarades), il est rapidement sur le bord de la crise.

Parfois, c'est la manche du chandail qui bloque dans le manteau en quittant le service de garde de l'école et alors mon M. Sourire se transforme en petit monstre en surprenant ceux qui ne le voient jamais ainsi.

D'autres fois, c'est un besoin de bouger, de recherche d'équilibre et de proprioception qui l'empêchent de rester assis. À la maison, il y a un trampoline et depuis quelques jours, il va de lui même sauter un vingtaine de fois ou y chanter l'alphabet et nous revient plus calme.

Son humeur est aussi variable, alors nous sommes en train d'installer un coin de la détente et de la bonne humeur où il pourra aller se calmer, retrouver son calme, son sourire et s'aider de lui-même en pigeant dans son coffre aux trésors pour y prendre une balle de stress, du papier-bulle à tripoter, un vibromasseur, son livre préféré, des coquilles insonorisantes, son TiGrou musical qui joue une douce musique quand on tire sur sa queue, de la pâte à modeler pour y cacher des pierres précieuses (éventuellement de la Potty), un lézard lourd, etc...

Dans ce petit coin, il y a deux coussins (un pour lui et un pour sa soeur), le coffre aux trésors et des affiches réalisées par son éducatrice qui l'aident visuellement à revenir au calme et utiliser des moyens concrets. Éventuellement, je vais faire une commande chez fdmt.ca pour compléter tout le tout avec un sac de fèves qui soutient aussi son dos, comme en ergothérapie. Lorsque mon fils s'y place, on le reconnaît plus. Il s'y fait son nid et se détend comme par magie. C'est assez spectaculaire!

Et vous, avez-vous des trucs qui marchent chez vous?
Un coffre aux trésors? Un soin spécial?
Des trucs à partager?

*Aimeriez-vous voir les affiches?







23.10.11

Le grand ménage des petits et des grands

La semaine dernière, une autre intervenante s’est ajoutée dans l’organigramme de soins pour mon fils. 

À la demande du médecin de famille, une psychoéducatrice du CLSC est venue nous rendre visite à la maison pour nous aider à améliorer notre quotidien, évaluer et donner des outils pour diminuer l’anxiété ambiante (vous pouvez comprendre alors à quel point le plus récent billet de Josée tombait à point pour moi : je l’ai lu avec grand intérêt !!)

D’ici la prochaine rencontre, j’avais un devoir.  Ôter et remiser des jouets dans la salle de jeu et les chambres des enfants.  Ces jeux étaient source d’encombrement et amenaient, par ricochet, beaucoup d’insécurité et de désorganisation pour les enfants et pour la maman en moi, qui entreprenait à chaque soir, par dépit et souvent enragée, de faire la tournée pour tout remettre à sa place, beaucoup de frustration et de fatigue.

Vendredi soir, alors, j’ai décidé de me relever les manches et d’être sans pitié. Dans sa boîte de petites voitures, j’ai fixé le nombre à 10 de petits bolides qui allaient être disponibles.  Les livres ? 4 dans la chambre, puis les autres bien à la vue dans la bibliothèque.

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Le résultat ?  Quatre grosses boîtes en plastique qui sont à la noirceur et qui referont surface quelque part en décembre.

Pour nous aider, j’ai déjà commencé à sensibiliser la famille pour la période des Fêtes.
A-t-il l’air plus malheureux, vraiment ?

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19.10.11

S.O.S Anxiété!


Je me sens bien interpellée par le sujet d’aujourd’hui. J’ai choisi de vous parler d’anxiété. C’est un sujet
dont on entend de plus en plus parler et qui touche plusieurs de nos enfants « dys », mais vous savez, l’anxiété ne touche pas seulement les enfants, elle peut toucher n’importe qui dans le cours d’une vie, même le plus fort des hommes!


Tranche de vie


Je commencerai par vous raconter mon histoire parce que je veux détruire un autre tabou! Je suis la maman d’Arianne, 7 ans, dyspraxique avec plusieurs problématiques associées tel le trouble anxieux. Notre fille a eu son diagnostic à 4 ans. Comme parents, nous savions que l’anxiété faisait parti d’elle depuis longtemps déjà. À 2 ans, elle manifestait déjà plusieurs signes. À 3 ans, elle s’en rendait malade et aujourd’hui à 7 ans, son sommeil (et le nôtre) est encore affecté par ce trouble mystérieux.

Nos visites chez les spécialistes m’ont fait réaliser que moi aussi, étant jeune, j’avais un trouble anxieux. J’avais oublié ou volontairement fait un "eject" de cette partie de ma vie, mais avec le recul et les questions de psy, j’ai redécouvert le mal-être qui m’a porté toute mon enfance.

Dans mon temps (j’ai juste 33 ans, mais quand même hihihi), on n’en parlait pas! Le terme « troubles anxieux » était peu connu. Même ma famille n’a jamais pu mettre ces mots sur mes maux. À 5 ans, je me rappelle que je m’imaginais toujours les pires scénarios. Je ne pouvais pas quitter mes parents. Mon entrée à l’école fût catastrophique et tout mon cheminement scolaire en a été affecté. J’avais peur de la mort, de la maladie, de quelqu’un qui vomit, de ne pas être assez bonne, que mes parents partent travailler le matin et ne reviennent pas. Je ne pouvais pas dormir chez une amie comme les autres petites filles, car l’anxiété était si grande que j’étais prise de panique et le lendemain à l’école, on aurait ri de moi. Comme j’aurais aimé être comme ma sœur et comme les autres enfants… Alors que mon entourage n’en était pas conscient, je savais que quelque chose n’allait pas dans ma tête, je savais que j’étais différente, même si personne ne s’en rendait compte et qu’en apparence, j’étais une petite fille comme les autres.

À 8 ans, tout a éclaté! Je ne dormais plus si je n’étais pas à côté de mes parents dans leur chambre. Fâchés, ils ont même été jusqu’à barrer leur porte quelques nuits, mais mes crises de panique finissaient toujours par me ramener auprès d’eux. Épuisés, ils m'ont fait voir un psychologue même si c’était avant-gardiste d’en consulter un!

Aujourd’hui adulte et maman, je ne suis pas encore guérie. En fait, j’ai longtemps pensé que je l’étais, mais depuis que ma fille en souffre et qu’elle s’en rend malade, je suis retombée moi aussi. Une rechute certes, mais qui m'a fait prendre conscience de l'importance d'y voir et de soigner les malades au plus vite!

Je vous ai raconté cette histoire parce que nos enfants différents ont très souvent des traits comme leurs parents. Parfois, on ne se rend même pas compte que nous sommes anxieux. On met notre état sur le dos de l’emploi, la fatigue, la vie qui court…. Par contre, en se cachant le problème, on transmet ce stress à nos enfants, car ils apprennent par l’exemple de leurs parents.


Qu’est-ce que le trouble anxieux exactement?

C’est encore malheureusement un tabou, une maladie invisible, un problème entre les deux oreilles comme j’entends souvent! Mais l’anxiété à un niveau qui excède la normalité, c’est à dire qui a des répercussions et des conséquences sur notre vie quotidienne, c’est une maladie qui se soigne au même titre qu’on soignerait notre diabète! Longtemps, les enfants anxieux ont été étiquetés peureux, gênés, nerveux ou braillards. Maintenant, on sait. Quand l’anxiété est tellement grande qu’elle en affecte le fonctionnement de l’enfant dans son quotidien et que les symptômes durent plus d’un mois tant au niveau scolaire que social, on parle de trouble anxieux.

Un petit survol des symptômes qui peuvent être reliés aux troubles anxieux (car il y en a plusieurs) : Les gens anxieux disent se sentir inquiets, ils ont de la difficulté à oublier leurs soucis et vivre le quotidien. Ils se sentent parfois agités, survoltés, fatigués, ils ont de la difficulté à se concentrer et ont des trous de mémoire. Ils peuvent aussi se sentir irritables et ont souvent des perturbations du sommeil, régulièrement au moment de s'endormir.

Il faut savoir qu’il y a plusieurs traitements possibles et la médication fait partie intégrante du traitement. La psychothérapie cognitive joue aussi un rôle primordial dans la guérison, car OUI, on peut guérir d’un trouble anxieux!

Il y a plusieurs sortes de troubles anxieux : L’anxiété de séparation (seulement chez les enfants), le trouble panique, le trouble obsessionnel-compulsif (TOC), la phobie sociale, l’anxiété généralisée, la phobie spécifique ou encore l’état de stress post-traumatique (ESPT). Je ne peux élaborer sur chaque trouble, mais je vous invite à en lire plus sur le sujet si vous vivez de près ou de loin avec un anxieux.

En terminant, je vous laisse plusieurs ressources pour vous aider dans vos démarches, mais n’oubliez pas que l’on ne peut pas se guérir soi-même ou guérir son enfant avec un livre!  Vous devez demander des ressources à votre médecin de famille ou à un psychologue, car non traité, un trouble anxieux peut causer la dépression.

Pour aider votre enfant à en parler, voici des livres que j’ai bien aimé



- La peur (de la crainte au courage) (Ulisseditions)
ISBN : 2-921-40-332-3












    - Élisabeth a peur de l’échec (Dominique et compagnie)
       ISBN : 978-2-89512-987-5











      

- Incroyable Moi maitrise son anxiété (midi trente) ISBN : 978-2-923827-16-2









- 2 livres des éditions du signe :

La peur :         ISBN : 2-7468-1520-6
SOS Stress :   ISBN : 2-7468-1519-2



Livres pour en savoir plus sur le sujet :




- Les troubles anxieux expliqués aux parents (éditions de l’hôpital Sainte-Justine) ISBN : 2-922770-25-7














- Maman j’ai peur, Chéri je m’inquiète (éditions La Presse) ISBN : 9782923194332













Ressources d'aide sur les troubles anxieux


Association des Troubles Anxieux du Québec (A.T.A.Q)



http://www.ataq.org/

514-251-0083 ou 1-877-251-0083

info@ataq.org


Phobies-Zéro






http://www.phobies-zero.qc.ca/

514-276-3105 ou 1-866-922-0002

admin@phobies-zero.qc.ca

12.10.11

Gérer la fratrie


Dans certaines familles, lorsque la dyspraxie est diagnostiquée chez un des enfants, un autre suit, pas très loin, dans les évaluations, les diagnostics et tout ce qui s'ensuit. Il arrive que la dyspraxie soit répandu chez plus d'un de vos enfants ou qu'un autre trouble (TDA/H, anxiété, dyslexie, trouble d'opposition, déficience intellectuelle, TED, alouette...) fasse partie de votre famille.

Pour des "chanceux", comme nous, il reste des enfants sans cote dans la famille.
C'est le cas chez moi de notre fils. Il suit sa soeur, 17 mois de différence et pourtant, maintenant qu'ils sont grands, il n'y a que par la grandeur qu'on sait qui est le plus vieux.

Raphaël a toujours su que sa grande soeur était différente. Nous lui avons expliqué rapidement, dès qu'il a été en âge de comprendre. Il a suivi, semaine après semaine, à toutes les thérapies, toutes les évaluations, toutes les rencontres multi-disciplinaires. Il a hérité de toutes les adaptations faites dans la maison en l'honneur de sa soeur, profité du tableau de comportement, des routines imagées, des privilèges et tout le bataclan.

Il a développé sa patience (à suivre partout et juste attendre), sa compassion.
Raphaël sait qu'il est chanceux de trouver l'école facile, les sports amusants et les activités stimulantes. À 3 ans et demi, il nous demandait si lui aussi, lorsqu'il aurait 5 ans, il irait voir l'ergo et l'orthophoniste toutes les semaines. Maintenant, il applaudit sa soeur lors de chaque succès, il fait souvent un effort pour ne pas répondre à sa place lors des leçons et ne dit jamais "ben là, c'est facile!!" sachant que pour elle, rien n'est aussi simple.

Cette photo illustre bien mes deux enfants. Le téméraire, le singe, le sportif qui essaie tout et réussit partout. L'anxieuse, qui analyse tout, qui attend et regarde faire les autres, qui souvent n'essaie pas pour ne pas échouer ou le fait lorsque personne regarde et qui demande de l'aide même si elle voit bien que les autres savent tous le faire seuls.

Si vous avez d'autres enfants, je vous suggère ce livre.




http://www.editions-chu-sainte-justine.org/livres/moi-alors-128.html

Ce livre nous fait comprendre, du point de vue des frères et des soeurs, ce que c'est la vie avec un enfant différent. Il a lui aussi, sans le comprendre, un deuil à faire. Mais il mérite tout autant d'admiration de notre part, pour des choses bien différentes. Quand il offre à sa soeur de prendre sa main dans un stationnement parce qu'elle est dyspraxique, mon coeur fond. Mélina en est heureuse, et Raphaël croit qu'il fait une différence. Et il en fait toute une.
Après la lecture de ce livre, on donne le droit au frère ou à la soeur de vivre et d'exprimer ses émotions. On leur donne la permission de ne pas être parfait et de ne pas toujours avoir envie d'avoir un frère ou une soeur différent(e).

Le deuil, ce n'est pas que les parents qui le vivent. La pesanteur du quotidien, l'envie d'abandonner, la colère de ne pas être compris par l'enfant différent ou de ne pas pouvoir faire certaines choses parce qu'il est là.

Ce livre fait du bien!

De bons trucs. Une bonne dose de réalisme. Ce n'est pas rose, comme livre, mais ça remet les idées en place.
Sans le réaliser, on aura tous, au moins une fois, mis de côté l'enfant dit "normal" pour aider l'autre. Réflexe humain, mais qui peut laisser des séquelles.

5.10.11

Nouveautés pour le plan d’intervention

C’est la même chose chaque année : après le temps des pommes, c’est le temps des plans d’intervention qui s’amène pour les enfants qui ont des besoins particuliers.

Si votre enfant fréquente déjà l’école, vous savez sans doute qu’un plan d’intervention est un outil formidable qui débute par des discussions multidisciplinaires, pour en venir à formuler des objectifs de réussite scolaire et de les atteindre en énumérant des moyens à mettre en place.

Au printemps dernier, le MELS avait lancé un nouveau plan d’intervention, et à partir de l’année scolaire 2012-2013, celui-ci sera obligatoire et uniforme pour toutes les écoles québécoises.  À noter que certaines commissions scolaires, dont la mienne, a déjà décidé de s’approprier le nouveau format.

Vous êtes curieux et curieuses, allez y jeter un coup d’oeil en cliquant sur l’image ! (vous devez avoir le logiciel Acrobat Reader installé sur votre ordinateur)
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Également disponible, le guide pour compléter ce plan d’intervention.

L’avantage premier de ce plan est qu’il sera conservé non seulement dans les dossiers à l ‘école, mais également en version numérique sur le serveur scolaire. Ainsi, un élève qui change de classe voit son plan transféré plus rapidement et consulté par ses nouveaux enseignants.

Les élèves qui ont une cote (reconnus sous le sigle EHDAA) doivent avoir un plan d’intervention qui permettra d’officialiser les moyens mis en place pour permettre leur réussite.

Dans les écoles primaires, une équipe multi-disciplinaire peut se rencontrer pour regarder le dossier d’aide particulière d’un enfant, évaluer ses besoins pour qu’il puisse vivre avoir la possibilité de réussir et fixer des objectifs pour l’année en cours.

Pour les écoles secondaires, la collaboration est plus ardue vu le nombre élevé d’enseignants pour chaque élève (imaginez un professeur de sciences, qui peut enseigner à plus de 180 élèves !!!) et généralement, le plan est préparé par l’enseignant-tuteur et la direction responsable du niveau. 

Les parents sont bien entendu encouragés très fortement à participer à l’élaboration du plan d’intervention. Plusieurs des moyens mis en place peuvent demander leur collaboration à la maison… Il est fréquent cependant qu’au secondaire, les parents soient absents, mais des contacts téléphoniques sont faits pour s’assurer que tout se déroule dans les règles de l’art.

Si le handicap votre enfant requiert des moyens d’adaptation, il est très important de les noter sur le plan d’intervention. Par exemple, si on accorde à un élève le tiers de temps de plus lors d’une évaluation, il sera possible de prolonger la durée permise d’un examen ministériel.  Même chose pour l’utilisation d’un dictionnaire électronique, ordinateur avec logiciels particuliers.

En terminant, le plan d’intervention ne doit pas être pris à la légère. Ce document a une valeur légale, donc les moyens indiqués doivent être obligatoirement mis en place.

J’espère que ce compte rendu vous aura aidé à mieux comprendre le plan d’intervention. Dans quatre semaines, je vous parlerai des moyens que l’on peut mettre en place à l’école (mais aussi utiles à la maison) pour aider les élèves avec des troubles d’apprentissage.

N’hésitez pas à poser des questions en laissant un commentaire suite au billet.