3.7.13

«Paperasse-réalité» : deux réponses

Avant tout, si vous désirez connaître le commencement de mes démarches, je vous invite à cliquer sur ce lien.

Nos deux envois furent mis à la poste au mois d'avril.  Débuta alors l'attente, puisque le dossier de François devait être évalué aux deux paliers de gouvernement.

Sablier #2 by SychiO, on Flickr
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Au provincial, nous avons reçu une lettre le 9 mai. Une seule feuille, provenant de la Régie des rentes. On accuse réception de notre dossier.  Celui-ci est transmis au «Service de l'évaluation médicale».  Nous attendons toujours une réponde de leur part.

Au fédéral, une enveloppe de même taille est arrivée environ deux semaines plus tard.  La demande de François a été acceptée, rétroactivement à 2010.  Il y a ensuite plusieurs paragraphes de jargon bureaucratique (!) au sujet d'un formulaire, de demande de redressement...

Il faut savoir que lorsque pour le dossier de notre fille, il y a maintenant six ans, nous avons reçu très rapidement du fédéral un montant d'argent dans mon compte pour la rétroactivité.  Je savais donc que ce montant allait éventuellement se pointer les chiffres dans mon compte...

Sauf qu'à la mi-juin, il n'y avait toujours rien.  J'ai donc téléphoné au numéro inscrit sur notre lettre pour demander des précisions.  On nous a alors dit que pour chaque année, je devais envoyer une demande pour corriger et modifier le statut de François.  On a imprimé pour chacune des trois années le formulaire, auquel on a joint la demande acceptée de François.

Curieusement, au lendemain de l'envoi par la poste de ces documents, j'ai reçu une autre lettre de l'Agence de revenu du Canada.  Ils ont eux-mêmes calculé le montant qu'ils nous devaient pour les trois années et on écrit qu'un montant sera déposé dans mon compte.

Effectivement, un dépôt a été effectué dans un compte la même journée!

C'est donc une conclusion heureuse pour un de nos dossiers.


22.5.13

Proprioception

La proprioception (du latin proprius signifiant « propre » et du mot « perception ») désigne l'ensemble des récepteurs, voies et centres nerveux impliqués dans la somesthésie (sensibilité profonde), qui est la perception de soi-même, consciente ou non, c’est-à-dire de la position des différents membres et de leur tonus, en relation avec la situation du corps par rapport à l’intensité de l’attraction terrestre. On emploie aussi le mot kinesthésie, avec un sens parfois légèrement différent.

**SOURCE: Wikipedia

Plusieurs de nos enfants dys ont aussi des troubles de modulation sensorielle. 
L'hyper sensibilité ou l'hypo sensibilité à certains stimulis peut être plutôt problématique pour nos enfants.

On m'a souvent dit, à propos de ma fille, "elle ne se sent pas.." ou "si elle ne voit pas son mouvement, elle ne sait pas qu'elle le fait".
Ça rendait la condition plus concrète à mes yeux.

Pour aider nos petits dys (et autres), des exercices variés de proprioception sont bien utiles.
Outre le fameux "brushing" (qui consiste à brosser le corps avec une brosse spécialement conçue pour cette thérapie et avec les conseils au préalable d'une ergothérapeute pour le faire correctement), plusieurs exercices simples peuvent aider les enfants à mieux se sentir, mieux "feeler" leur corps et les "grounder".
*Ne pas tenter le brushing sans que celui-ci fasse partie d'une diète sensorielle suggérée par un professionnel.

Voici quelques-uns des exercices accessibles avec peu de matériel et quelques minutes libres:

Bataille d'oreillers ou de gros coussins
Faire la saucisse dans un "bean bag" ou une grosse couverture (rouler l'enfant avec la couverture de chaque côté de lui, en laissant bien sûr la tête libre de mouvement).
Déplacer des objets lourds (y aller selon la capacité de l'enfant, en passant par la poche de patate à la conserve de jus de tomates ou à de gros cailloux)
Rouler un gros ballon sur le corps
Tirer à la corde élastique (bien s'assurer que l'enfant, s'il tombe, le fera sur une surface molle ou placer des coussins/matelas/oreillers en cas contraire)
Placer la corde élastique sous les pieds et tirer bien haut la corde avec nos mains
Sur un énorme ballon d'exercices, y coucher l'enfant à plat ventre et le promener en roulant doucement le ballon et en tenant l'enfant par la taille.
Sauter dans des cerceaux ou sauter à la corde
Pousser dans le mur très fort avec nos bras
Pousser un ballon dans le mur avec nos bras, notre ventre, notre dos
Faire marcher l'enfant sur différentes surfaces (FDMT, entre autres, vend des coussins avec différentes textures pour des parcours intéressants)
Faire un massage, faire une pizza dans le dos, appliquer des pressions sur les différentes parties du corps.
Faire manipuler de la pâte à modeler ou de la pâte à résistance variée (encore une fois, une belle sélection chez FDMT)
Mâcher de la gomme ou un bonbon particulièrement difficile à mastiquer, pour les muscles de la bouche
Se balancer sur une planche d'équilibre
Grimper, courir, sauter, ramper, lancer, attraper, pousser, tirer, soulever...
(etc)

Tous ces exercices ont pour but de réveiller les muscles, de faire sentir certaines parties du corps aux enfants qu'ils ne sentent pas aussi bien que les autres.
À vous d'évaluer si votre enfant a besoin de proprioception au niveau des mains avant un devoir d'écriture particulièrement difficile, au niveau de la bouche avant un repas ou au niveau des jambes ou des bras avant un temps assis qui demandera de la concentration.
Quoiqu'il en soit, la proprioception ne nuira pas et pour certains, elle deviendra nécessaire à un équilibre quotidien.




15.5.13

Anxiété et automutilation






Ce soir, en mettant des pansements sur chaque petit doigt de ma fille et en essayant en vain de trouver des solutions avec elle pour qu'elle cesse de se blesser, j'ai eu envie de partager avec vous notre quotidien. Une conséquence des troubles de nos petits dys dont on ne parle pas beaucoup... l'automutilation.
 
 
Ça fait depuis septembre que ça dure. Nous avons eu une pause pendant les vacances d'hiver, mais sinon quoi dire d'autre que... C'est long une année scolaire et ça laisse bien des traces, des cicatrices... Chez nous, ce sont les petits doigts mutilés à force de s'arracher la peau et les ongles. La lèvre enflée à force de tirer dessus et d'arracher la peau... Des manies qui trahissent le stress et l'anxiété de ma fille au quotidien.
 
 
Rien ne fonctionne pour qu'elle cesse de se blesser. On a tout essayé... le mâchouilleur, le tangle, les objets sensoriels... C'est plus fort qu'elle. Pas facile de passer à travers ce parcours scolaire quand on a un trouble d'apprentissage, un spectre autistique (ou les deux!). Les défis sont grands, les efforts le sont tout autant.  Que dire de l'anxiété dans tout cela. Notre petite perfectionniste est à bout de souffle, et nous aussi.
 
 
J'ai mal quand je regarde ses mains et sa petite lèvre. Je me sens si impuissante devant cette douleur qu'elle s'inflige. Je suis sans ressources pour l'aider, tout ce que je me dis en ce moment c'est : vivement les vacances pour panser tous ses bobos d'école.
 
 
Et vous, est-ce que vos enfants s'automutilent?
 
 
Avez-vous des trucs pour contrôler les dégâts?
 
 
 
 
 

 

1.5.13

Concours IDEO

Bonjour à tous, 

Notre gagnante pour le concours IDEO est : 

Sonia Brisson de l'Assomption!!!

Un courriel vous a été envoyé.

Félicitations!!!!